Intervention des militants FRONT UNIQUE dans les instances de la FSU

Compte-rendu de mandat


CA du SNCS - 25 juin 2010

CDFD de la FSU 34, le 29 juin 2010

CAN du SNASUB du 8 et 9 juin 2010

Congrès national du SNUIPP: Intervention dans le débat général d'Yves Ankaoua (courant Front unique, le 14 juin 2010



Archives de nos interventions





CA du SNCS - 25 juin 2010

Intervention dans le débat général

Pour le Retrait pur et simple du projet de loi Sarkozy contre les retraites

Hier deux millions de travailleurs du public et du privé ont manifesté contre le projet de réforme de Sarkozy contre les retraites. Ce projet est toute entier tourné contre les droits des travailleurs : Liquidation du droit de partir a 60 ans, du droit à la retraite à taux plein à 65 ans, nouvel allongement de la durée de cotisation, liquidation d'acquis bénéficiant aux femmes travailleuses, … et baisse des salaires pour les fonctionnaires via l'augmentation progressive de la " cotisation retraite " de près de 3%.

Quant à la " pénibilité ", qu'en est-il ? Le gouvernement se flatte d'avoir obtenu le consensus avec les syndicats à ce sujet. Le résultat : pour obtenir le droit de partir à la retraite à 60 ans au lieu de 62 le travailleur devra justifier d'une incapacité de travail d'au moins 20% . Cela illustre ce qui a été au cœur des négociations voulus par le gouvernement : comment détruire les garanties collectives au profit de petites faveurs que devront mendier les travailleurs face à un patron ayant le rapport de force pour lui et les yeux rivés sur ses profits.

C'est cette concertation qui a pavé le chemin du gouvernement vers cette " réforme ".

Cette reforme n'est ni négociable, ni amendable, ni réécrivable !

L'unité doit se réaliser pour le retrait pur et simple de cette réforme

L'unité peut-elle se faire derrière Chérèque qui hier soir a déclaré que le gouvernement devait réécrire sa réforme, derrière la CFDT qui lors de son congrès a ouvertement pris position pour l'allongement de la durée des cotisations ? Evidemment non !

Pour combattre cette réforme, il faut en finir avec cette division avec

D'un côté l'intersyndicale à laquelle participe la FSU et la CGT à la remorque de Chérèque ;
et de l'autre FO, qui appelle à manifester seule contre le retrait le 15 juin et qui dans le même temps participait aux groupes de travail dans la Fonction Publique, au sommet social de Sarkozy du 10 mai …

Aujourd'hui, 25 juin, la FSU demande au gouvernement de retirer son projet, mais elle ajoute :

" D'autres solutions que celles proposées par le gouvernement sont possibles pour assurer l'avenir du système par répartition des retraites et lutter contre les inégalités"

La CGT, qui n'a toujours pas pris position contre la réforme du gouvernement, " exige l'ouverture d'un vrai cycle de négociations avec les syndicats de salariés afin d'arrêter les dispositions de nature à pérenniser le système et le niveau des retraites. "

Le problème de l'avenir des retraites ce ne sont pas les régimes de retraites, ni la démographie.

Le problème des retraites : ce sont les milliards d'exonérations de charges sociales que les patrons et l'Etat doivent, les milliards de cadeaux fiscaux comme la suppression de la taxe professionnelle, ce sont les milliards qu'ont reçus et vont encore recevoir les patrons et les banksters via le Crédit Impôt Recherche et le Grand Emprunt. C'est aussi la fraude massive au fisc comme le démontre l'affaire Bettencourt dans laquelle le ministre Woerth est lui-même impliqué.

Alors, les directions syndicales seraient fondées d'exiger : que les patrons et l'Etat paie. Pas un euro pris dans la poche des travailleurs. Non à toute remise en cause des acquis sociaux comme ceux en matière de retraites.

Le vrai problème c'est aussi le chômage qui explose sous le choc de la crise et prive de ressources les caisse de retraites. Le gouvernement est sous la pression de la grande crise du capitalisme dont l'intensité ne se dément pas. Il lui faut redoubler les mesures anti-ouvrières pour tenter de reporter une banqueroute inévitable.

Après les retraites, il y aura encore et encore des attaques sauf si les travailleurs parviennent par leur combat à les empêcher. On sait notamment que le gouvernement veut en finir avec le CNRS.

La bataille des batailles aujourd'hui c'est comment combattre et vaincre le gouvernement pour qu'il retire son projet de loi contre les retraites. Le gouvernement a planifié de soumettre son projet de loi au Parlement dès le 7 septembre.

Hier il y avait 2 millions de travailleurs dans la rue contre le projet de Sarkozy.

Le 29 juin, les directions syndicales se réunissent.

Leur responsabilité est totale.

Elles doivent convoquer dès maintenant une manifestation dirigée là où cela se décide et au moment où cela se décide :

Elles doivent appeler dans l'unité avec les autres organisations syndicales, CGT, FO et UNEF, à une manifestation nationale à l'Assemblée Nationale, avec grève, au moment de l'examen du projet de loi pour en exiger le retrait pur et simple.

Motion

Le projet de loi du gouvernement Sarkozy contre les retraites est toute entière tournée contre les droits des travailleurs (Liquidation du droit de partir a 60 ans et du droit à la retraite à taux plein à 65 ans, nouvel allongement de la durée de cotisation, liquidation d'acquis bénéficiant aux femmes travailleuses, … et baisse des salaires pour les fonctionnaires via l'augmentation progressive de la " cotisation retraite " de près de 3%)

Cette reforme n'est ni négociable, ni amendable.

La CA du SNCS se prononce:

pour le retrait pur et simple de la " reforme " du gouvernement contre les retraites.

La CA mandate le BN du SNCS pour qu'il intervienne dans la FSU pour qu'elle appelle des maintenant, dans l'unité avec les autres organisations syndicales, CGT, FO et UNEF, à une gigantesque manifestation nationale à l'Assemblée Nationale, avec grève, au moment de l'examen du projet de loi pour en exiger le retrait pur et simple.

Pour : 2, Contre 10, Abstention : 10, NPPV : 1


Intervention lors de la discussion sur les motions avant les votes

G. Chaouat [Ecole Emancipée, qui s'est vivement opposé à la motion front unique -NDLR ] nous explique que le plus important est de construire " un mouvement de grève générale interprofessionnelle large et dans la durée ". Oui mais voilà, en face de nous il y a le gouvernement qui a décidé d'aller vite et qui voudrait même utiliser la procédure d'exception pour faire passer sa loi. C'est dès le 7 septembre que ce projet de loi va être soumis puis discuté et voté dans la foulée.

La question est donc simple : si, au lendemain de la manifestation massive du 24 juin, les directions syndicales laissent venir les périodes de congés sans rien annoncer pour le moment où le projet passera devant les députés, ce serait donner un dernier feu vert au gouvernement.

G. C. nous dit que les syndicats prévoient une manifestation le 6 juin mais que la date (la veille de son passage à l'AN ou pendant) ni le but ont de l'importance. Tout en précisant que JAMAIS la préfecture n'autorisera pas une manifestation avec l'objectif de l'Assemblée Nationale! N'est-ce pas justement la preuve que c'est bien là qu'il faut aller, là où cela va se décider. Designer l'objectif le retrait du projet de loi, l'ennemi à vaincre : le gouvernement et son Assemblée. Comment peut-on accepter que les directions syndicales nous appellent à se promener de la Bastille à la république en laissant tranquillement les députés UMP aux ordres de l'Elysée voter cette loi scélérate ?

Front Unique propose une motion courte centrée sur la question que chaque travailleur est en droit de se poser : comment frapper un grand coup contre le gouvernement, comment le combattre et le vaincre en lui faisant retirer son projet de loi ? C'est-à-dire aller en masse manifester au Parlement pendant qu'aura lieu la discussion sur le projet de loi Sarkozy pour l'empêcher de le voter!

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B. Veyssière (PRSI) soumettait un amendement à intégrer " au choix " dans la motion générale du BN ou de celle de Front Unique faisant de la manifestation à l'Assemblée Nationale une étape possible vers la " grève générale interprofessionnelle " :

" La CA du SNCS mandate le BN pour intervenir dans la FSU afin qu'elle prépare dans l'unité avec les autres organisations syndicales les conditions permettant d'obtenir le retrait du projet de loi Sarkozy sur les retraites.

La CA estime que cet objectif nécessite aujourd'hui de se préparer à la perspective d'une grève générale interprofessionnelle. La première étape devrait être une manifestation nationale à l'Assemblée Nationale avec grève au moment de l'examen du projet de loi "

Le BN a annoncé qu'il était d'accord pour intégrer cet amendement à condition que soit enlevé le mot " Assemblée nationale ". Il a donc demandé un vote pour que ce terme soit dissocié de l'amendement. Cette dissociation a été rejetée avec 9 voix contre et 5 pour. La motion générale intégrant l'amendement de B. Veyssière a été adoptée avec 17 voix pour et 2 contre.

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En conclusion :

Que signifie le fait que les directions syndicales refusent de désigner l'objectif, se situent sur la perspective d'un mouvement " longue haleine "? Et ce alors même que le gouvernement affiche clairement sa volonté d'aller vite !

Qu'est ce que cela signifie pour les travailleurs si ce n'est qu'elles ne veulent pas affronter le gouvernement pour lui arracher le retrait de son projet de loi, qu'elles cherchent à les épuiser dans un mouvement sans véritable issue, dans des actions éprouvantes et démoralisatrices dont le seul vainqueur sera … le gouvernement ?

Toute la question va être : est ce que les travailleurs trouveront la force de submerger l'obstacle des directions syndicales qui cherche à protéger le gouvernement ? C'est pour cela que Front unique combat et c'est pourquoi nous avons maintenu notre motion.

Malgré l'opposition ouverte de la majorité du BN, l'objectif de l'Assemblée Nationale a été désigné par la CA. Même si cela a été fait de manière édulcorée dans le cadre limité de la CA du SNCS, cela démontre que rien est joué.





Motion sur la réforme des retraites présentée au CDFD de la FSU 34 le 29 juin 2010 à Montpellier

Le Cdfd de la Fsu 34 considère que l'avant-projet de réforme des retraites est une attaque sans précédent contre l'un des acquis majeur des travailleurs de notre pays.

Ce projet n'est ni amendable, ni négociable.

Le Cdfd de la Fsu 34 exige son retrait pur et simple.

Le Cdfd s'adresse à la direction nationale de notre fédération pour qu'elle fasse sienne cette exigence. Et que sur cette base, elle appelle, en commun avec les confédérations syndicales ouvrières, lors du débat parlementaire, à une immense manifestation nationale (avec mot d'ordre de grève générale) à l'Assemblée pour empêcher l'adoption de la loi.

[5 pour ; 6 contre ; 3 abst]




Compte rendu par Front Unique de la CAN du SNASUB du 8 et 9 juin 2010

1) Intervention dans le débat sur l'action

a) Il est important avant toute chose de tirer un bilan de la situation, notamment de la journée d'action du 27 mai dernier. Chacun a pu constater la faiblesse et la morosité ambiante du défilé où se remarquait l'absence de mot d'ordre syndicaux marquant une quelconque combativité contre le gouvernement.

Pour combattre les travailleurs ont besoin d'une perspective, de mots d'ordres correspondant à leur attente.

Prenons quelques exemples : Que ce soit l'appel de l'intersyndicale, celui de la FSU ou encore du SNASUB, aucun n'appelait au retrait du projet de "réforme" sur les retraites !

C'est pourtant là le minimum que tous les travailleurs attendent !

Citons celui du SNASUB : "pour interpeller les pouvoirs publics et les employeurs pour peser sur les choix à venir" Voilà bien une perspective qui n'a rien à voir avec la nécessité d'affronter ce gouvernement afin de mettre un coup d'arrêt à sa politique.

Le texte dit encore : "oui une autre répartition des richesses est possible". Qui peut croire aujourd'hui que Sarkozy va changer de politique, va se mettre à nous distribuer des milliards comme il l'a fait avec les banquiers ?

Cette contradiction, entre notre nécessité d'affronter le gouvernement et le soutien que lui apporte les dirigeant syndicaux, (Depuis que Sarkozy a lancé ses invitations, à commencer par l'agenda social, pour mettre en place la contre-réforme des retraites, tous ont répondus présents), s'exprime concrètement aujourd'hui avec leur participation aux 4 groupes de travail thématiques sur les retraites : "1. pénibilité (règles communes public/privé ?... 2. Emploi des seniors (problématique des secondes carrières ? limites d'âge ? départs anticipés pour 3 enfants ?... 3. Spécificité de la Fonction publique (spécificités maintenues ou susceptibles d'évoluer ? Niveau et taux de reversion ? Majorations pour enfants ?...) 4. Gouvernance des retraites (pilotage - du type IRCANTEC ? - caisse spécifique pour les fonctionnaires,"

La conséquence de ce soutien, on l'a vu la veille du 27 mai, où le gouvernement pouvait sans peur annoncer son objectif d'élever l'age de départ à la retraite. Et c'est sans vergogne qu'il est écrit dans l'appel intersyndical pour le 27 : "la concertation spécifique Fonction publique n'est accompagnée d'aucun engagement sur le maintien de la référence aux six derniers mois"

Alors, la conclusion ne serait-elle pas de dire : Ces concertation sont un pièges, en aucun cas nous ne pouvons y défendre nos acquis, il faut mettre un coup d'arrêt à cette politique, et donc nous décidons de rompre avec le gouvernement !

b) Concernant l'appel à la mobilisation pour le 24 juin, trois positions vont s'affronter.

La motion Front unique se résume en 2 points : non au projet de réforme, non à la collaboration visant à la mettre en place, dans les groupes de travail. Ensuite deux motions vont être proposées, mais chacune se situera en soutien à l'appel de l'intersyndicale.

la CAA de Paris (Pascal Tournois, UetA) critique le fait que c'est encore une journée sans lendemain, que ce n'est pas un appel franc à la grève interprofessionnelle, et propose : pour un appel à une grève interprofessionnelle et reconductible. Elle avance le mot d'ordre de retrait du projet, mais le noie dans une longue liste dont le retour aux 37,5 annuités pour tous (comme la FSU), cherchant à empêcher ainsi la mobilisation derrière le seul mot d'ordre capable d'unir tous les travailleurs.

Une 2eme motion, présentée par Jean-Claude Magrinelli (UetA), va s'opposer à celle-ci, martelant la nécessité de mobiliser pour le 24 avec l'intersyndicale, en ne demandant pas le retrait du projet.

Certains représentants d'Ecole Emancipée iront même jusqu'à dire, qu'il n'est pas possible de ne pas suivre l'intersyndicale, car ce qui est en jeu c'est la préparation de la mobilisation à la rentrée. Oui à l'unité ! Mais à quel prix ? de journée d'action en journée d'action sans le mot d'ordre élémentaire du retrait de projet ! Et puis parler de grève à la rentrée c'est cautionner la politique de l'intersyndicale et donc laisser les coudées franches au gouvernement aujourd'hui !

C'est la motion de soutien complet à l'intersyndicale qui sera adoptée grâce au soutien de la tendance EE :

Résultat des votes : Motion FU 1 voix, celle de la CAA de Paris 10 voix, celle présentée par Jean-Claude Magrinelli 14 voix.

Additif

On peut dire que Woerth dans son annonce ce 16 juin, a entendu l'appel de la FSU ! :

" (…) la remise en cause des réformes de 1993 et 2003, la conquête de droits nouveaux. La FSU porte des propositions, qu'elle soumet au débat et défend auprès des pouvoirs publics. " (4 pages retraites).

En fait, le projet de "reforme" gouvernemental reprend pour l'essentiel les attaques déjà contenues dans le document d'orientation. On voit aujourd'hui comment les concertations sur ce document ont servies à accompagner le projet du gouvernement, et en aucun cas permis de le combattre. De là vient la nécessité d'imposer aux directions syndicales de rompre avec le gouvernement pour que soit réunies les conditions pour l'affronter et le vaincre.

2) Sur la question du Répertoire Interministériel des Métiers

Le débat a porté sur l'urgence de trouver des " experts " pour le ministère qui réclame des volontaires pour compléter les " fiches métiers ". Il en précise l'enjeu : " doter les ministères d'un outil central pour développer une gestion qualitative des ressources humaines, axée sur les métiers, les compétences et les parcours professionnels. "

Comme Front Unique l'écrivait le 27 avril :

" Le référentiel des emplois-types est la déclinaison du Répertoire Interministériel des Métiers de l'État (RIME) au MEN et au MESR. Or, ce RIME co-écrit pendant des mois par les ministères et les représentants syndicaux, en particulier de la FSU, s'intègre à la loi de la modernisation de la Fonction publique de février 2007 qui a constitué un pas en avant décisif dans le démantèlement des statuts des fonctionnaires. Le RIME a abouti à définir 230 emplois-référence au lieu des 900 corps existants et à préparer le terrain pour la suppression de centaines de corps déjà réalisés ou à venir. En fait de modernisation, il s'agit clairement de passer d'une Fonction publique de carrière à une Fonction publique de métiers, telle qu'Éric Woerth la définissait en octobre 2007 : " Ce que l'on souhaite, c'est aller vers une fonction publique de métiers. Un métier, vous pouvez le faire pour un ministère ou un autre ".

L'objectif dans le cadre de la RGPP et des suppressions de postes est de pouvoir balancer les fonctionnaires d'un ministère à l'autre, au mépris de leurs qualifications. "

Les éléments de la discussion ont bien illustrés cette politique. L'exemple le plus frappant ayant été donné par Hervé Petit, déclarant que c'était la fin de la filière bibliothèque qui était en jeu. Et là où la contradiction se noue, c'est quand il a ajouté " je pense que j'irai à la prochaine réunion, mais c'est une vraie saloperie ".

En effet, si au départ le ministère indique très clairement qu'il a besoin du concours " d'expert " syndicaux pour peaufiner son attaque, la position en défense des statuts n'est-elle pas tout naturellement de refuser de participer à cette opération !

C'est le sens de la motion que déposera Front Unique.

La direction du SNASUB rejettera cette motion, mais sera obligée pour accompagner sa participation d'écrire : (extrait)

" La Commission administrative nationale mandate : ses représentants lors de réunions sur le RIME (18 et 25 juin), pour réaffirmer ces positions lors d'une déclaration liminaire, en refusant toute participation ou amendement à des textes dont nous condamnons les présupposés (disparition des corps au profit des " métiers ", suprématie de la compétence sur la qualification...) ; "

Mais que signifie la proposition de la CAN de convoquer pour le 29 juin un groupe de travail syndical sur " Filières, Statut, Grille ", avec une discussion jusqu'au Bureau National du 7 juillet ? Sinon de renvoyer après les vacances une mise en " alerte des personnels ", une fois la concertation terminée, une fois que le gouvernement aura eu tout le temps pour finaliser tranquillement son projet !

Jacques Le Beuvant représentant de PRSI a déclaré " je ne voterai aucune des 2 motions car je les trouve insuffisantes. Ce qu'il faut c'est taper fort face aux suppressions de postes. ". Après que la direction eu intégrée son amendement " Dans un contexte de suppressions massives de postes ", il votera finalement la motion majoritaire.

3) Motion Front Unique en défense du peuple Palestinien

Après une présentation de la motion, les arguments contres, ont fusés :

" Pourquoi s'appuyer sur une organisation étrangère que l'on ne connaît pas "

" cette motion renvoie à la haine, et ne s'appuie pas sur les organisation pacifiste qui existe en Israël. "

" le boycott englobe tout Israël sans faire la différence avec un opposition qui y existe. "

Je rappelle que la motion part de celle de notre dernier congrès. Cette demande de boycott adressée aux organisations ouvrières est une position classique en faveur des peuples opprimés. (il existe même des opposants israéliens qui appellent au boycott).

Depuis un an la situation en Palestine, à Gaza en particulier, n'a cessé d'empirer.

La démonstration a été faite que le boycott ne peut venir de Sarkozy (comme le prétend la FSU) qui recevait quelques jours avant l'agression du 31 mai, Netanyahu pour célébrer l'intégration d'Israël dans l'OCDE.

En conclusion, au moment où Israël réaffirme sa volonté d'affamer le peuple palestinien, la direction du SNASUB renie et piétine sans scrupules le mandat adopté par le congrès. Violant ainsi les normes les plus élémentaires de la démocratie syndicale.

Ajoutons que cette notion de respect du mandat est fluctuante chez nos dirigeants de la FSU. Hier la direction du SNES s'opposait à l'exigence du retrait de la "masterisation", retrait voulu par l'immense majorité de la profession, en invoquant ses " mandats " , et aujourd'hui c'est la direction du SNASUB, qui renie son mandat, préférant laisser la FSU en appeler à Sarkozy (déclaration du 31 mai).


4) Textes présentés par Front Unique

a) Motion retraites

RETRAIT DU PROJET DE " REFORME " SARKOZY CONTRE LES RETRAITES ET LES PENSIONS

Depuis la publication par le gouvernement du document d'orientation, plus aucun doute ne subsiste, le projet de réforme des retraites signifie :
*la fin de la retraite à 60 ans
*un nouvel allongement de la durée de cotisation
*la remise en cause du calcul des pensions sur les 6 derniers mois de salaire
*la baisse du salaire des fonctionnaires par l'augmentation de leur "taux de cotisation".

Ces attaques sans précédent contre le code des pensions exigent de la FSU une riposte d'envergure.

En conséquence, la CAN du SNASUB se prononce pour :
- le retrait du projet de " réforme " des retraites
- la rupture immédiate des discussions qui ne servent qu'à finaliser la "réforme" du gouvernement.

La CAN du SNASUB demande à la direction de la FSU de faire de même.


b) Motion sur le Rime

Retrait du référentiel des emplois-types du MEN et du MESR
BOYCOTT DES GROUPES DE TRAVAIL SUR LA REDACTION DES FICHES-METIERS

Le référentiel des emplois-types est la déclinaison du répertoire interministériel des métiers de l'État (RIME) au Ministère de l'Education Nationale (MEN) et au Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR)

Le RIME a abouti à définir 230 emplois-référence au lieu des 900 corps existants et à préparer le terrain pour la suppression de centaines de corps déjà réalisés ou à venir. En rompant les liens statutaires entre missions, qualifications et rémunérations, le RIME est l'instrument ad hoc dont ont besoin les contre-réformes de Sarkozy : mobilité, LRU, PFR pour fonctionner à plein régime et produire leurs quotas de restructurations et de suppressions de postes

La défense des statuts des personnels exige que le référentiel des emplois-types du MEN et MESR soit dénoncé et combattu.

Ce combat est incompatible avec la participation aux groupes de travail sur la rédaction des " fiches métiers " qui transforment les représentants syndicaux en porte-plumes du gouvernement.

En conséquence, la CAN du SNASUB réunie le 9 juin 2010 se prononce :

- pour le retrait du référentiel des emplois-types du MEN et du MESR
- et déclare refuser de participer à la rédaction des " fiches métiers " destinées à sa mise en œuvre.
- et s'adresse à la direction de la FSU pour que cette consigne de boycott s'applique à tous les syndicats de la fédération concernés par le référentiel des emplois-types du MEN et du MESR



c) Motion Palestine

Boycott d'Israël

Après l'acte de piraterie commis par l'armée israélienne dans les eaux internationales, le 31 mai, l'Union des Travailleurs Portuaires Suédois (Svenska Hamnarbetarförbundet) a donné pour consigne aux dockers de ce pays de refuser tout traitement des marchandises et bateaux israéliens. Il a appelé les autres syndicats à organiser le boycott d'Israël.

Le SNASUB-FSU a un mandat clair, adopté par son dernier congrès national.

En conséquence, la CAN du SNASUB réunie le 9 juin 2010 :

_ décide de répondre favorablement à l'appel des dockers suédois;
_ s'adresse à la direction de la FSU pour qu'elle appelle au boycott académique et scientifique d'Israël;
_ demande que la FSU s'adresse aux directions CGT et FO pour qu'ils organisent le boycott d'Israël, notamment dans les transports.
Vote : 1 pour, 15 contres, 2 abstentions.


Pour Front Unique, Patrice Aurand, 16 juin 2010




Congrès national du SNUIPP: Intervention dans le débat général d'Yves Ankaoua (courant Front unique), le 14 juin 2010

Notre congrès se tient dans des circonstances très particulières.

La crise du capitalisme s'approfondit de jour en jour. Partout dans le monde, les Etats bourgeois se sont massivement endettés afin de venir au secours de leurs banques, banques qui aujourd'hui spéculent sur la faillite de ces mêmes Etats.

Et évidemment, c'est aux prolétariats des différents pays que les Etats entendent faire payer la crise. Partout, ce sont de véritables déclarations de guerre contre les travailleurs et les retraités, sous la forme de "plans de rigueur ou d'austérité" d'une ampleur inédite depuis la 2ème guerre mondiale. Notamment avec la baisse des salaires de la fonction publique à l'ordre du jour dans toute l'Europe.

En France, le gouvernement Sarkozy-Fillon n'a pas attendu le déferlement de la crise du capitalisme pour supprimer chaque année des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires. Mais pour lui il y a aujourd'hui la nécessité et aussi l'opportunité d'aller encore plus loin et plus fort dans ses attaques.

Prenons les retraites.

C'est ce soir ou demain matin que le gouvernement fera l'annonce officielle de son avant-projet de loi. Mais nous savons déjà qu'il prévoit tout à la fois :
le recul de l'âge légal de départ à la retraite,
l'allongement de la durée de cotisation
et des attaques supplémentaires contre les fonctionnaires à commencer par la hausse de la cotisation retraite qui n'est que l'habillage d'une baisse des salaires de 3%.

Comment le gouvernement a-t-il pu presque sans grande difficulté faire avancer sa contre-réforme des retraites ? La réponse, Sarkozy l'a affirmée à de nombreuses reprises, c'est par la concertation sans relâche avec ceux qu'il nomme partenaires sociaux. Souvenons-nous, la dernière fois qu'un gouvernement avait essayé de faire passer un projet important sans concertation, c'était pour le CPE en 2OO6. Alors un front uni des syndicats en relation avec la mobilisation de la jeunesse s'était constitué pour exiger et obtenir le retrait du CPE.

Contre les retraites, pendant des mois au sein du COR puis dans les sommets dits sociaux et les groupes de travail, le gouvernement a testé ses différentes pistes. Et pourtant à aucun moment les dirigeants syndicaux n'ont rompu ces concertations dont chacun connaît l'issue.

Dans le premier degré toute la politique de casse accélérée depuis 3 ans s'est accompagnée aussi d'une intense concertation.

Rappelons-nous comment Darcos a procédé pour entamer la liquidation des Rased ?

Il a d'abord supprimé deux heures d'enseignement hebdomadaire pour les élèves, puis débuté la concertation avec les représentants syndicaux pour préparer la mise en place de l'aide personnalisée. Souvenons-nous à cette occasion de la signature du protocole de discussion justifiée par notre secrétaire général par le fait qu'y était évoqué le " plus de maîtres que de classes " alors que la suppression de milliers de postes d'enseignants était programmée au budget. Concernant la formation des maîtres, les directions de la Fsu et du Snes mais aussi celle de notre syndicat se sont laissés bercer par les sirènes de la pseudo élévation du niveau de formation. Mettant en avant des avancées ou des bougés, elles ont refusé d'engager le combat contre le gouvernement pour le retrait pur et simple de sa contre-réforme. Le bilan est là, la casse de la formation des maîtres avec les conséquences dramatiques à venir pour nos jeunes collègues.

Evoquons aussi, la signature par la Fsu, avec l'assentiment des représentants de notre syndicat, de l'accord sur la rénovation du dialogue social en juin 2008 au moment même où le gouvernement présentait le SMA, arme anti-grève contre les enseignants des écoles.

La révélation de la lettre de Chatel aux recteurs indiquant toutes les pistes pour supprimer des postes d'enseignants montre comment le premier degré est toujours une cible prioritaire d'économies : en finir avec les Rased, avec la scolarisation des moins de 3 ans, supprimer des écoles par leur regroupement, d'où la volonté du gouvernement d'aller vers les Epep et l'attribution d'un statut hiérarchique aux directeurs d'écoles.

Sur la direction, notre syndicat ne peut faire comme le SE et quelques syndicats ultra-minoritaires qui ont demandé au gouvernement une concertation sur cette question lui permettant d'atteindre ses objectifs.

Comment également envisager de discuter avec ce gouvernement des rythmes scolaires alors que pour lui c'est la possibilité d'opérer des changements structurels permettant la suppression accrue de postes d'enseignants en diminuant encore le nombre d'heures d'enseignement pour les élèves au profit à une prise en charge croissante par les municipalités.

Dans tous les domaines, ce gouvernement est notre ennemi acharné. Cessons les concertations qui le servent et engageons le combat résolu contre lui.

Pour conclure,
Revenons aux retraites qui aujourd'hui est la question qui ordonne les autres.

Il faut en finir avec l'orientation de l'intersyndicale avec la CFDT qui vient à son congrès de se prononcer pour l'allongement de la durée de cotisation et l'alignement du public sur le privé, sous le regard bienveillant de Thibault.

Pour cela, notre congrès doit se prononcer pour le retrait pur et simple de cette "réforme" réactionnaire du gouvernement. Cela implique de rompre immédiatement les négociations dont Woerth indique qu'elles ont pour seul but d'amender le projet de loi qui va être transmis dans les heures qui viennent aux directions syndicales.

Alors, que notre congrès exige le retrait de la contre-réforme des retraites, qu'il s'adresse solennellement à la Fsu pour que notre fédération prenne position en ce sens.

Cette position serait un bol d'air pour les personnels. Elle est la première condition du combat uni contre le gouvernement Sarkozy-Fillon et sa majorité UMP. Telle est la responsabilité déterminante de notre congrès.




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